Asset Management: Monthly Macro Insights - Juillet 2026
Des risques énergétiques en recul, mais des fragilités persistantes
La détente observée sur les marchés de l’énergie a réduit les risques immédiats pesant sur la croissance mondiale et l’inflation. Toutefois, plusieurs sources d’incertitude demeurent, notamment la persistance de pressions inflationnistes structurelles, le ralentissement progressif des marchés du travail et la dépendance croissante de la croissance mondiale à la demande extérieure chinoise.
Une amélioration des perspectives énergétiques
La baisse récente des prix du pétrole a contribué à améliorer l’environnement macroéconomique mondial. Les espoirs d’une désescalade entre les États-Unis et l’Iran ainsi qu’un retour progressif à la normale dans le détroit d’Ormuz ont conduit les investisseurs à réduire la prime de risque géopolitique intégrée dans les cours de l’énergie. Si cette évolution rend un scénario de stagflation moins probable, les tensions géopolitiques et le faible niveau des stocks stratégiques empêchent encore de considérer les risques énergétiques comme totalement dissipés.
L’inflation reste alimentée par des facteurs structurels
Le reflux des prix du pétrole ne signifie pas pour autant la disparition des risques inflationnistes. L’inflation des services demeure élevée dans de nombreuses économies développées et plusieurs facteurs continuent d’exercer des pressions sur les prix, notamment les perturbations successives de l’offre observées depuis la pandémie et les investissements massifs liés au développement de l’intelligence artificielle. Les dépenses consacrées aux centres de données, aux semi-conducteurs et aux infrastructures numériques soutiennent l’activité, mais créent également des tensions sur certaines capacités de production.
Travail et Chine au cœur des incertitudes
Les marchés du travail montrent des signes de ralentissement dans la plupart des économies avancées, même si la consommation des ménages reste pour l’instant résiliente. Parallèlement, la Chine continue d’afficher un contraste marqué entre une demande intérieure faible et des exportations robustes, soutenues par ses positions dans les secteurs liés à la transition énergétique et à l’IA. Cette situation contribue à soutenir la croissance mondiale, tout en accentuant les pressions concurrentielles sur les industries européennes et en alimentant les tensions commerciales internationales.